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2013, l’obsession Front national !

par fnj-midi-pyrenees 4 Janvier 2014, 18:27

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En 2013, le FN est devenu l’obsession d’une classe politique déboussolée. Qu’elle soit copiée ou conspuée, la présidente du parti a réussi son pari : être l’objet de toutes les attentions.

Champagne, petits fours et meeting géant : pour son université d’été les 14 et 15 septembre 2013 à Marseille, le Front national a vu les choses en grand. « Je pense que nous pouvons être fiers » , scande Marine Le Pen à la tribune. Dans la salle, près de 4.000 sympathisants sont venus écouter la présidente du Front national.

Sur l’estrade, galvanisée par des sondages records, la présidente jubile.  »On parle de nous, on parle de nous sans relâche. Quel que soit le sujet abordé, nous sommes au centre des discussions », se délecte la leader du parti frontiste.

Inévitable Front national

Inévitable, incontournable, le Front national est en cette année 2013 devenu l’obsession numéro 1 d’une gauche impopulaire et d’une droite morcelée. Un agitateur de tendances, en somme. Un aiguilleur idéologique. Rarement l’extrême droite aura été une telle source d’inspiration pour les partis traditionnels. L’historien Sylvain Crépon observe et décrypte la stratégie du FN depuis plus de 20 ans.  »Tout le monde se positionne et définit sa stratégie par rapport au Front national », explique-t-il.

Au risque parfois de se brûler les ailes. Début septembre, François Fillon choisit de faire tomber les barrières et de draguer ouvertement l’électorat frontiste. Des propos qui suscitent un tollé, y compris dans son propre camp. « Tous les dialogues sont nécessaires avec ces électeurs. Quelle que soit leur sensibilité, quel que soit leur vote, ils doivent être écoutés, ils doivent être respectés », estime alors l’ancien Premier ministre.

L’épicentre de la vie politique hexagonale

Omniprésent, le Front national est l’objet de toutes les attentions à droite mais aussi à gauche. Au Parti socialiste, on ne veut pas perdre son temps avec l’extrême droite, mais on organise tout de même une convention pour le dire. « Tout le monde serait aujourd’hui pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité ? Mais non, pas Marine le Pen, pas les extrémistes, pas les intégristes de tout poil », martèle David Assouline.

Un après-midi entier passé à débattre du FN. En cet automne 2013, Marine Le Pen n’aurait pas rêvé mieux. Qu’elle soit copiée ou décriée, pour Sylvain Crépon, le pari est de toute façon réussi.  »On peut dire que le Front national est devenu l’épicentre de la vie politique française. C’est lui qui dicte l’agenda politique et nombre de décisions sont prises par rapport au nombre de voix que fait le FN. »

La mort du front républicain

D’autant que le parti frontiste en récolte de plus en plus. Comme au soir du 13 octobre à Brignoles. Il est 20 heures et les résultats viennent de tomber. Avec près de 54% des voix,  l’extrême droite remporte l’élection cantonale partielle. « On est chez nous », scandent les électeurs du Front national.

Pour Marine Le Pen, c’est sans conteste l’un des temps fort de l’année politique.  »Ah oui, je crois que c’est un véritable événement politique car il rompt avec les 25 dernières années. Clairement, le front républicain est mort. Et ceci redistribue intégralement les cartes », estime alors la présidente du FN.

Les municipales et les européennes en ligne de mire

La prochaine partie aura lieu en mars, à l’occasion des municipales. Puis les européennes en mai. Le dernier sondage créditait le FN d’un score canon : 24% d’intentions de vote. De quoi s’assurer une place au centre du débat, alimenter l’inquiétude d’une classe politique qui cherche à limiter la casse et nourrir encore davantage l’obsession Front national.

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