En 2010, Jean-Marc Ayrault avait promis qu'en cas de victoire en 2012, les socialistes rétabliraient le droit de partir à la retraite à 60 ans. Sa réforme, présentée mardi, ne prévoit rien sur le sujet.
Mardi 27 août, Jean-Marc Ayrault a présenté les grandes lignes de la première réforme des retraites établie par un gouvernement socialiste. Cette réforme est attendue. Déjà en 2010, l'actuel Premier ministre, alors président du groupe PS à l'Assemblée nationale, l'évoquait lors d'un message posté sur Twitter. "Nous assumons les engagements pris par Ségolène Royal sur le droit à partir à 60 ans. Si nous sommes au pouvoir en 2012, nous le rétablirons", écrivait-il.
L'actuel locataire de Matignon faisait référence à l'intervention de Ségolène Royal sur le plateau de A vous de juger, sur France 2. En plein débat sur la réforme des retraites présentée alors par le gouvernement de François Fillon, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle avait promis, en cas de victoire socialiste en 2012, de rétablir "la liberté de partir à 60 ans" si on a "la durée de cotisation".
Cependant, le projet présenté mardi par Jean-Marc Ayrault ne revient pas sur l'âge de départ légal à la retraite, toujours fixé à 62 ans. La durée de cotisation devrait passer de 41,5 ans à 43 ans d'ici 2035. Pour le Parti de gauche, la "retraite à 60 ans est définitivement enterrée" avec cette réforme.
Seules les personnes ayant commencé à travailler très jeune – et ayant cotisé suffisamment longtemps - peuvent bénéficier d'une retraite à taux plein dès 60 ans. C'était l'une des promesses du candidat Hollande, mise en place quelques semaines après son accession à l'Élysée.
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