Dans la nuit de samedi à dimanche, dix autocars garés dans un dépôt de Colomiers et un magasin Intermarché de Toulouse ont été incendiés, selon la police. Cette dernière privilégie la thèse criminelle.
Deux portes d'accès du supermarché du nord de Toulouse ont été fracturées et les policiers ont constaté que le feu avait pris à deux endroits différents, vers 00h10 quand l'alarme incendie a retenti.
Le feu s'est rapidement propagé dans le magasin de 1 700m² de superficie. les pompiers n'ont donc pas pu pénétrer à l'intérieur de ce dernier.
En ce qui concerne les autocars, c'est un boulanger qui a alerté les pompiers en voyant les véhicules en flammes vers 01h15. La police pense qu'il s'agit également d'un incendie criminel.
C'est d'abord trois autocars du dépôt commun aux compagnies Véolia et Courriers de la Garonne qui ont pris feu. Par la suite, les flammes se sont étendues à l'ensemble des véhicules de la rangée. Au total neuf autocars ont été entièrement détruits et un dixième est endommagé.
Ces deux sites sont situés dans des zones d'activités commerciales désertes pendant la nuit et éloignées de toute habitation. Un enquête a été ouverte et des experts de la section "incendies et explosifs" du laboratoire de l'indentité judiciaire de Toulouse ont effectué ce dimanche des prélèvements sur les deux sites afin de trouver d'éventuels indices.
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Sur un coin du parking, visages marqués, dépités, une quinzaine de salariés de l'Intermarché de l'avenue de Fronton, à Toulouse, échangent et tentent de se rassurer. Devant leurs yeux, le magasin qui les emploie. Seule la façade a résisté à la violence du feu. « Y a plus rien et nous on a perdu notre travail », prévient un homme, le regard sur un pompier qui, depuis un côté du bâtiment froissé comme une feuille de papier, arrose la carcasse d'un magasin de 1 700 m2 de surface de vente. « Avec la galerie marchande et les réserves, c'est 3 000 m2 qui sont par terre », calcule un responsable. Le supermarché, ses réserves, se bureaux mais également la galerie et sa dizaine de commerces de proximité. [...]
« Il faut attendre leurs conclusions mais… Trois départs de feu, c'est criminel », estime Yves Cantarel. Le magasin est sous alarme. Une porte a été forcée à 0 h 04. « Un gars de la sécurité habite juste en face. Il est arrivé deux ou trois minutes après. Le magasin brûlait déjà », explique un employé. Deux portes auraient été forcées. Par qui ? « Pour le quartier, c'est un coup dur, juge une voisine. Ce magasin, tout le quartier y faisait ses courses, notamment les personnes âgées. Comment va-t-on faire ? ».
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