Quand les céréales augmentent, comme c'est le cas aujourd'hui, la production animale est en difficulté. Le monde agricole demande un réajustement. En particulier pour la viande.
Après la sécheresse qui a touché les États-Unis, les prix du maïs ont grimpé de plus de 50 %. Des craintes pèsent également sur les récoltes de la Mer Noire, ce qui n'arrrange rien. Les agriculteurs affrontent donc, depuis ces dernières semaines, une situation très tendue. «Pour l'élevage une catastrophe majeure se prépare si un réajustement ne se fait pas» analyse Gabriel Castay, céréalier et producteur de porcs à Antin, également vice-président du groupe Euralis.
Spéculation en cause
Il vend aux hypermarchés, Carrefour principalement et s'agace : «Il faudrait que les financiers arrêtent de spéculer sur le prix des matières premières.» Les professionnels qui ont déjà subi des hausses du prix des céréales en 2007 et 2008, ne veulent pas voir le même scénario se répéter.
Quant à Christian Puyo, vice-président de la chambre d'agriculture, il rappelle que la base alimentaire est la céréale. Et constate, à son tour, que, «comme pour le pétrole, la bourse s'en empare et spécule sur la nourriture des gens. L'effet pervers, selon lui, c'est qu'il devient intéressant de vendre des céréales à ce prix mais que les intrants (engrais) servant à cette production, suivent l'envolée des cours du gaz. Et surtout, que les producteurs de viande ne peuvent pas répercuter la hausse.
Source
Tableau : L'Angélus, Millet, 1858
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