Une délégation Front National du Gers, emmenée par son secrétaire départemental, Guy Jovelin était présente dans le défilé du premier mai à Paris en hommage à Jeanne d’Arc incarnation de l’esprit de résistance de la France et de son peuple, et a assisté au discours de Marine Le Pen, présidente du Front National, place de l’Opéra.
Cette délégation s’inscrivait dans un regroupement des Fédérations de Midi-Pyrénées et montre la part croissante du poids du Front National dans la Région qui entend bien peser au cours des prochaines élections et rend compte des mouvements de structuration de ce parti auquel les adhésions ne cessent de croitre.
« Sarkozy, t’es foutu, le FN est dans la rue »
Des slogans essentiellement hostiles au président-candidat témoignent de la colère des gersois à l’encontre de la politique menée depuis cinq ans.
Selon Jacques S ., adhérent et militant, interrogé par l’un de nos confrères, « Depuis cinq ans, Sarkozy nous ment ! Notre situation s’est dégradée sur tous les plans. Le président du pouvoir d’achat est devenu le responsable de la vie chère, des fins de mois difficiles, de l’austérité. Pire, c’est sous son quinquennat qu’émerge la notion de « travailleur pauvre », lui qui se faisait le chantre du « Travailler plus pour gagner plus ». Son bilan est ressenti de manière négative par toutes les couches de la population et les entreprises du Gers connaissent actuellement une vague de fermetures sans précédent et dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, grossissant d’autant le nombre de chômeurs dans le département.
« A titre personnel, je voterai blanc et vous voterez selon votre conscience librement »
Je n’accorde « ni confiance, ni mandat » à aucun des deux candidats à l’élection présidentielle affirmait Marine Le Pen sous les acclamations du peuple réuni, les renvoyant dos-à-dos et leur imputant la responsabilité de la situation catastrophique de la France et de ses finances.
« Que justice passe »
A cette annonce, si une grande partie des militants, adhérents et électeurs du Front National déclarent suivre le choix de Marine Le Pen et voter blanc au deuxième tour des présidentielles, un grondement se fait entendre dans les rangs : « Justice, Justice ».
Interrogé, Thierry UMBER, candidat dans le 2ème circonscription, explique ce signe par la volonté manifeste d’une grande part de l’électorat du Front National de voir le candidat sortant s’expliquer devant les magistrats.
Nous savons tous que certains magistrats font désormais le pied de grue devant les marches du perron de l’Elysée. Qu’ils estiment entendre Monsieur Sarkozy au titre des « affaires » qui entachent son mandat leur appartient.
Mais que Monsieur Sarkozy, qui depuis dix ans n’a de cesse que de vilipender l’action de magistrats indépendants, croulant sous les dossiers et privés de moyens tant juridiques que financiers, obligés de s’adapter aux « mesurettes législatives et populistes» consécutives au moindre fait divers se permette par la voix de ses porte paroles d’insulter la Justice au travers de ses représentants, montre le dédain que porte le candidat président à l’égard de cette Institution.
Si je suis choqué par les conditions dans lesquelles exercent nos magistrats qui font un travail remarquable et j’en veux pour preuve l’un de mes camarades de classe de Lectoure, P.L, juge près la cour d’Appel d’Agen, se sachant condamné par un cancer et exerçant jusqu’à la veille de sa mort avec courage, abnégation et impartialité, je le suis plus encore par cette volonté délibérée que d’avoir une Justice aux ordres.
Le Président de la République est le garant de l’indépendance de la Justice, et les électeurs du Front National tiennent plus que tout à ce que cet aspect de la fonction présidentielle soit respecté.
A titre personnel, rendu libre de mon choix politique par Marine Le Pen, j’entends l’appel de Monsieur Sarkozy qui demandait à être jugé sur son bilan et uniquement sur son bilan, je voterai donc contre le candidat Sarkozy tout en n’accordant aucune confiance au programme du Parti Socialiste pour sortir la France de l’ornière dans laquelle le système UMPS l’a malheureusement engagée.
« La recomposition politique et patriotique viendra de la base »
La réunion de toutes les délégations des départements de Midi Pyrénées ce premier mai sous une même bannière à Paris procède d’une synergie voulue par la base toujours grossissante des électeurs et des adhérents souligne Guy JOVELIN, secrétaire départemental.
Présents à cette occasion, nos candidats aux législatives, Marcelle GIROT (1ère) et Thierry UMBER (2ème), ont pu non seulement faire un point avec les candidats des autres départements sur les dossiers transverses touchant la Région, mais surtout faire valoir et défendre les intérêts du département auprès du Bureau National, notamment sur les gros dossiers tels que l’emploi, les retraites agricoles, la fin de la PAC et la volonté de Bruxelles de supprimer les droits de plantation.
Le Gers, en pointe par le nombre de maires courageux ayant accordé leur signature dans un esprit d’ouverture du jeu démocratique, mais aussi pour son nombre d’adhésions (+300% ) et de votes pour la candidate Marine Le Pen (+200%) retient toute l’attention des dirigeants du Front National.
Marine Le Pen remercie personnellement chacune et chacun des 20.000 gersois qui lui ont fait confiance et les invite à continuer les efforts entrepris. « Vous êtes la France, celle des ouvriers et des employés, des artisans et des commerçants, des patrons de PME, de tous les oubliés d’un système qui veut vous faire taire. Nous ne nous tairons pas et nous ferons valoir nos droits, démocratiquement et par les urnes. Le prochain combat est celui des législatives. J’accorde toute ma confiance aux représentants que vous vous êtes choisis. Continuons le combat autour du grand rassemblement bleu marine au mois de juin. »
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