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"Marine Le Pen sera présidente en mai"

par fnj 32 14 Janvier 2012, 02:02 Actions militantes

Guy-Jovelin-2.jpgInterview de Guy Jovelin, secrétaire départemental du Gers, par le journal Sud-Ouest.

Le secrétaire départemental du Front national alignera deux candidats pour les législatives dans le Gers. Il y espère même un élu, dans la deuxième circonscription.

Il est optimiste de nature. Guy Jovelin, secrétaire départemental du Front national, est paré. Tant pour les présidentielles que pour les législatives. Pied noir né en 1953, arrivé en France au début des années 1960, ce pupitreur numérisateur habite en Haute-Garonne, à un jet de pierre du Gers. Membre du Front national depuis 2002, il en est le représentant pour le Gers depuis 2010. À ce titre, il pilotera les campagnes de son parti dans le département, tout en étant lui-même candidat aux législatives en Haute-Garonne. « Je me revendique du Sud-Ouest », martèle-t-il, lui qui a grandi à Agen et dans ses environs. Son histoire familiale a forgé les opinions de ce militant qui vote Front national depuis 1974, lors de la première élection à laquelle il a pu participer.

 

« Sud Ouest ». Le Front national est-il assuré d'avoir des candidats aux prochaines législatives dans le Gers ?

 

Guy Jovelin. Oui. J'ai mes deux candidats. Pour l'instant, ils ne sont pas encore investis par Nanterre, mais les candidats sont là. Je ne peux donc pas dire qui ils sont.

 

À quel moment ces candidatures seront-elles publiques ?

 

Je pense qu'on le saura début février. Ce sont des personnes qu'on a déjà vues sur la scène politique gersoise, lors des cantonales, lors de la dernière législative, en 2007, en tant que suppléant. Pour l'une des deux.

 

Quel regard portez-vous sur les sondages qui placent votre parti au plus haut actuellement ?

 

Ces sondages s'expliquent par un certain ras-le-bol de la population française depuis des décennies. Les Français ont compris qu'on ne pouvait pas faire, et refaire, avec certains partis politiques qui n'ont jamais réussi dans leur tâche. Ils ont bien compris aussi que le Front national est un parti de gouvernement. Ce n'est plus un parti où on se réfugie quand ça ne va pas. C'est un parti qui peut être à la tête de la nation

 

Cela n'a pas toujours été le cas…

 

Peut-être qu'à une certaine époque il ne l'était pas. Mais depuis que Marine Le Pen est arrivée, ils ont compris que c'est vraiment le parti qu'il faut à la France.

 

Est-elle pour beaucoup selon vous dans cette progression ?

 

La progression dans les sondages, et notamment celle des adhérents dans notre mouvement, c'est Marine. Mais c'est aussi l'état défaillant de la France et des politiques qui ont été menées depuis plus de trente ans. Et les Français ont quand même compris que le seul recours, c'était le Front national.

 

Quel regard portez-vous sur l'action politique, dans le Gers ?

 

C'est un peu le reflet de l'action politique nationale. À ce niveau-là, il faudra beaucoup changer. Le Gers est un département rural, touristique aussi. La ruralité, comme dans notre pays en général, disparaît. Il faudra faire quelque chose, et nous allons essayer de le faire quand nous serons au pouvoir.

 

Que pèse le FN dans le Gers ?

 

Je ne me souviens pas du chiffre exact mais quand je suis arrivé dans le Gers, en octobre 2010, il y avait très peu d'adhérents. En ce moment, nous en sommes à 300 % de plus.

 

En chiffre, cela donne quoi ?

 

C'est un chiffre que nous ne pouvons pas communiquer. C'est comme ça. Mais nos adhésions sont montées en flèche depuis un peu plus d'un an.

 

Voyez-vous Marine Le Pen au deuxième tour des présidentielles ?

 

Oui. Chez nous, tout le monde y croit au deuxième tour, et en première position même !

 

Avec quelles chances au second tour ?

 

Marine Le Pen sera présidente de la République au mois de mai. Et si elle n'est pas présidente, elle fera un très bon score. Ce ne sera pas comme son père, 80/20. Elle dépassera bien les 40 %. Ce qui va nous donner, pour la suite, pour les législatives, un coup de fouet. Nous allons avoir des élus au niveau national. Dans le Gers, c'est fort possible que nous ayons une bonne surprise dans la seconde circonscription, je le pense.

 

C'est simplement de l'optimisme, ou du réalisme ?

 

Je suis optimiste. Depuis plusieurs années, malgré les petits coups tordus qu'on a eus de temps en temps. Nous sommes tombés dans le gouffre en 2007. Nous étions au ras des pâquerettes. Quand le bateau coule, il ne reste que le commandant, et quelques matelots. Nous étions là. On s'est accroché et, petit à petit, la situation est redevenue normale. Au niveau national, nous devons être 50 000 ou 60 000 adhérents je crois. Nous étions 10 000 en 2007, quelque chose comme ça.

 

Si Marine Le Pen est au second tour, ne redoutez-vous pas une mobilisation contre le FN, comme en 2002 ?

 

Il y en aura une, mais pas comme en 2002.

 

Aura-t-elle les moyens de gouverner ?

 

Si Marine Le Pen est présidente de la République, on aura la majorité à l'Assemblée nationale. En tout cas, il n'y aura pas de main tendue à l'UMP. Ils ne veulent pas de nous, et nous ne voulons pas d'eux. De toute façon, l'UMP va imploser et il y aura un grand nombre de groupes, de partis, qui vont se mettre en osmose avec nous.

 

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