Dans la nuit de jeudi à vendredi, à 2 heures, des individus ont cambriolé le tabac de Saint-Antonin situé dans le quartier de Loumet. Le préjudice s'élève à 40 000 euros pour 900 cartouches dérobées.
«Je suis écœuré, je n'en peux plus!» K.O. debout. Gauthier est le propriétaire depuis seize ans du tabac-presse Saint-Antonin situé quartier de Loumet. Hier matin, le long rideau de fer de son commerce est exceptionnellement resté fermé. Pas vraiment le cœur à servir aujourd'hui sa clientèle. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le buraliste a reçu sur son téléphone un message d'alerte lui signifiant une intrusion dans son bureau de tabac. Le temps de s'habiller et de se rendre à son commerce, Gauthier ne peut que constater, impuissant, les dégâts, au sens propre comme au figuré : les 900 cartouches de cigarettes livrées la veille dans sa réserve ont disparu. Envolées ! Pourtant échaudé après cinq autres cambriolages (le dernier en date remonte à deux ans), le buraliste avait sécurisé les lieux : un rideau de fer, un dispositif anti-effraction sur le balcon et une caméra infrarouge à l'extérieur, sans compter la vidéosurveillance à l'intérieur…
Des passe-muraille
«Cette fois-ci, ils ont joué les passe-muraille !» témoigne, incrédule, Gauthier.
Les individus sont passés par l'immeuble désaffecté qui jouxte le sien et ont cassé à la masse le mur mitoyen du premier étage qui donne directement sur la réserve où étaient entreposées les 900 cartouches de cigarettes. «Regardez, ils se sont introduits par ce trou, ils ne devaient pas être très épais», se désole le buraliste. Au passage, les cambrioleurs ont sectionné les câbles qui alimentaient la caméra située sur le balcon. «Ce ne sont pas des amateurs qui ont fait ça…», est convaincue la victime de ce cambriolage pour le moins audacieux.
«C'est infernal !»
«ça donne envie de tout arrêter. C'est un truc de fou. C'est infernal. Avant, on était dans un département tranquille. Maintenant, avec l'autoroute, on est devenu la banlieue toulousaine.» Et ce dernier de pointer du doigt la municipalité : «A Loumet, on est le quartier oublié. C'est le seul quartier où il n'y a pas de caméra de surveillance. ça fait longtemps qu'avec les autres commerçants on la demande, mais on ne nous entend pas…»
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