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Rodez : Un forcené prend son psychiatre en otage

par fnj-midi-pyrenees 18 Novembre 2013, 18:35

fnj rodez forcené prend en otage son psychiatre

Pendant deux heures, hier après-midi, un patient de la clinique Sainte-Marie, dans le quartier de Bourran, à Rodez, a pris son médecin psychiatre en otage. L’homme, un Ruthénois de 34 ans, s’est finalement rendu sans difficulté.

Le personnel de la clinique Sainte-Marie, dans le quartier de Bourran, à Rodez, a connu un lundi après-midi sous haute tension. Pendant deux heures, un médecin psychiatre de l’établissement a été retenu en otage par un de ses patients venu en consultation libre.

Le forcené, un Ruthénois de 34 ans, célibataire et sans profession, s’était rendu vers 15 heures dans l’établissement de soins où il avait rendez-vous avec son praticien. L’entretien débute normalement lorsqu’au bout d’un quart d’heure, pour une raison indéterminée, le patient entre en crise et, sous la menace d’un couteau à huîtres, retient le médecin prisonnier dans son bureau. Une pièce exiguë, au mobilier sommaire : deux fauteuils et un bureau sur lequel trône un écran d’ordinateur.

Dans ce local, l’homme s’énerve. Ses cris, qui s’entendent depuis l’extérieur de la clinique, alertent le personnel qui comprend qu’il se passe quelque chose de grave. D’autant que le patient se barricade. La police est alors immédiatement prévenue.

Aussitôt, des fonctionnaires du commissariat ruthénois, avec le renfort de militaires du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et une équipe de la brigade canine de la compagnie de Rodez, cernent le bâtiment, empêchant toute entrée dans l’aile abritant l’hôpital de jour et le centre médico-psychologique. Dans le même temps, depuis une pièce voisine, des négociations s’engagent entre un officier du commissariat - le capitaine Michel Rohr - et le forcené. Ce dernier porte des revendications confuses : tour à tour, il réclame des cigarettes, des médicaments (il était en rupture de traitement), la présence des médias… «C’est pour le moins décousu», confirme le commandant Daniel Héraud. «Il alterne les phases de calme et d’excitation», poursuit le chef de la circonscription de Decazeville venu superviser le dispositif.

Pendant deux heures, le capitaine Rohr, avec le soutien d’un psychiatre et en contact avec le négociateur du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) qui est en route depuis Bordeaux, tente de raisonner le patient ruthénois.

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