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Saint-Girons : un homme braque une boulangère un pistolet sur la tempe

par fnj 09 14 Février 2012, 02:37

BraqueurUn individu armé, le visagé dissimulé par une capuche, a braqué la boulangerie Simonet à l'heure de la fermeture. Il a pris la fuite en emportant la recette du jour.

Tout s'est joué en quelques minutes. Samedi soir, alors qu'elle s'apprête à quitter le magasin après l'avoir fermé, une employée de la boulangerie Simonet s'est trouvée nez à nez avec un homme qui la repousse dans le commerce. Le visage dissimulé sous une capuche, une arme à la main, il se fait tout de suite menaçant. « Il l'a bousculée. Fait mettre à genoux avant de lui mettre un pistolet sur la tempe. Il lui a dit ; donne l'argent ou je te tue ! » rapporte Gilles Simonet, le patron de la boulangerie, bouleversé. Son entreprise de boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, salon de thé, est très connue dans le Couserans et bien au delà. « Il a pris l'argent puis s'est enfui à pied » poursuit l'artisan. Le malfrat a emporté le montant de la recette du jour dont le montant n'a pas été précisé. Terrifiée, l'employée de boulangerie donne l'alerte. Les gendarmes interviennent. Mais le braqueur s'est fondu dans la nuit. La section de recherche de la gendarmerie de Saint-Girons a démarré l'enquête pour tenter d'identifier l'individu qui n'a pas hésité à menacer de mort une employée de commerce pour de l'argent. Des faits extrêmement graves qui peuvent conduire leur auteur devant les Assises d'Ariège avant une lourde condamnation. Gilles Simonet ne cache pas son écœurement au lendemain de ce vol à main armé. « Où on est là ??? » interroge t-il. « On n'est pas habitué à ce genre de faits par ici… On ne peut quand même pas risquer sa vie pour vendre des croissants » s'emporte t-il. Véritablement traumatisée, l'employée qui a été agressée est en arrêt maladie. Dégoûté, ulcéré, Gilles Simonet, a reçu, hier, le soutien de ses dix-huit employés. Il faut dire que c'est la troisième fois que son entreprise est la cible de cambrioleurs ou de braqueurs. « D'un côté, on est dans une situation pas facile et de l'autre on se fait voler… à quoi ils pensent les gens de braquer un artisan. Ce genre d'événements peut mettre une entreprise en péril. Et il y a des emplois derrière… Des emplois qu'on ne délocalise pas, nous. J'en ai vraiment marre. Qu'est-ce qu'il faut faire ? » interroge t-il. Le chef d'entreprise avait dû, suite aux précédents cambriolages, faire appel aux banques pour faire face. Il s'inquiète des conséquences de ce braquage. « Là, ça va plus du tout » résume l'artisan qui veut prendre « des mesures pour que cela ne se reproduise plus. » Cette nouvelle attaque à main armée rappelle le braquage le 19 décembre dernier de la station-service DEFA à Saint-Girons quand un homme encapuchonné et armé se fait remettre le contenu de la caisse à l'heure de la fermeture.

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