Première personne à avoir été accusée publiquement de racisme antiblanc, Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République, mouvement de protestation dite antiraciste, souvent critiqué à juste raison pour ses excès, a été relaxée en appel dans l’affaire de l’expression « Souchiens ».
Assignée en justice pour « injure raciale » par l’Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), l’activiste extrémiste avait déjà été relaxée lors d’un premier jugement au mois de janvier dernier. Elle avait utilisé le terme « Souchiens » dans l’émission de télévision « Ce soir (ou jamais !) » sur France 3 en juin 2007.
« Souchien est un néologisme sur le mot souche que j’ai employé lors de cette émission. Mon objectif était de me moquer de la notion de Français de souche, opposée à ceux qui ne sont pas de souche », a expliqué Houria Bouteldja, dimanche, la veille du délibéré. Et d’ajouter : « J’ai été relaxée la première fois car le tribunal a reconnu l’accusation sans fondement. Il a reconnu que les Français de souche n’existent pas et que par conséquent il ne peut pas y avoir ni d’insulte ni de racisme. »
L’Agrif y avait vu, elle, une injure raciale et avait donc porté plainte. Elle avait fait appel de la décision du mois de janvier dernier. Le 15 octobre l’avocate générale avait requis une amende à l’encontre de la jeune femme ainsi que la publication du jugement dans la presse.
Moralité, tout Français, tout blanc, peut se faire traiter de « souchien » (ou sous-chien) sans qu’il puisse se plaindre le moins du monde…
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