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Sur l'élection de François Hollande à la présidence de la République

par fnj-midi-pyrenees 7 Mai 2012, 16:02

Francois-Hollande.jpgCommuniqué de presse de Gauthier Bouchet, responsable de la communication à la Direction nationale du Front national de la jeunesse (FNJ)

Les Français viennent d’élire, par 51,6 % des suffrages, François Hollande à la présidence de la République française. C’est le choix d’une majorité du peuple, de quelques dix-huit millions d’hommes et de femmes, celui du libre jeu de la démocratie. Ce choix doit être respecté.

Mais que l’on respecte ce choix, parce qu’il est celui, librement consenti, d’une majorité des nôtres, n’empêche pas de le commenter. S’il semble évident que le nouveau président élu vient de l’être grâce à une partie des six millions et demi de voix s’étant porté, deux semaines auparavant, sur la candidature de Marine Le Pen, nos électeurs ne doivent pour autant pas se laisser duper.

Aux électeurs de Marine Le Pen, si vous avez voté François Hollande, en jugeant que celui-ci pouvait représenter, somme toute, un président du moins-pire, préférant la contestation sur les bouts des lèvres de la « Finance » à l’horizon libéral assumé de l’UMP ; que vous l’ayez élu parce qu’ayant, avant tout, voulu sanctionné le quinquennat de Sarkozy ; que vous l’ayez, peut-être, choisi simplement sur le postulat qu’il serait, par quelque bonhommie naturelle, moins « bling-bling » et plus « présidentiel » que son désormais prédécesseur… que vous ayez voté « Hollande » pour ces raisons ou d’autres, participant à son élection, vous n’avez cependant rien à attendre de lui.

Hollande, pas davantage que Sarkozy, ne saurait prétendre, pas plus qu’à résoudre les problèmes de la France, ne serait-ce qu’à présider la France. Tenants du système « UMPS », la collusion tacite des idéaux et des programmes de l’UMP et du PS, sur l’autel de la mondialisation libérale, Sarkozy et Hollande sont les deux faces d’une même médaille : l’un ne vaut pas mieux que l’autre, et ce n’est rien d’autre, derrière l’ « alternance », que l’illusion du changement, qui se profile. Aucun des deux n’est autre chose qu’une marionnette des marchés financiers et du fédéralisme européen : les pouvoirs sont ailleurs, et Hollande, pas plus que Sarkozy, ne compte les faire revenir en France… avec d’ailleurs nos usines, notre excellence, nos savoirs-faire.

Au demeurant, nous pouvons nous féliciter qu’un des deux piliers de l’UMPS soit à terre. Nicolas Sarkozy annonce en somme son retrait de la vie politique, même s’il élude quelque peu sur la forme de ce retrait. Qu’il s’en aille… Et avec lui ses affidés. Que l’UMP et l’ex-Majorité présidentielle, que son « Comité de liaison » explosé, que ses alliés centristes éparpillés après l’échec des candidatures Borloo et Morin, partent également dans ses bagages, rassemblés à la hâte. Que l’Union qui n’est plus, se déchire comme l’entend entre Copé et Fillon. Que d’autres « Concorde » soient annulées. L’UMP en était-elle seulement garante, auprès des Français ?

Pour la grandeur de la France, il est inquiétant qu’un François Hollande, prochain président de la République, succède à une longue chaîne initiée par Louis-Napoléon Bonaparte, premier d’entre eux, en 1848. On mesurera la décadence de l’époque.

Quant à la simple gauche, on peut avoir de la peine qu’un Léon Gambetta ait tant peiné pour arracher son « grand ministère », alors que François Hollande a tant de facilités pour gagner sa petite présidence, tout vainqueur « médiatique » et « imposé » qu’il fut depuis un an.

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