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Toulouse. Les squatters du Créa dégradent et taguent la maison de son père récemment décédé

par fnj 31 27 Décembre 2012, 20:25

Crea.jpgLa propriétaire d'une maison squattée et dégradée témoigne. Elle a réussi à faire expulser les occupants après un mois et demi et dénonce leur comportement.

«Mon père, qui habitait la maison, est décédé dans son lit, le 27 juin dernier à l'âge de 84 ans. Il tenait sa maison de mes grands-parents et j'y ai moi-même vécu jusqu'à l'âge de 24 ans». Encore en plein deuil, Marie-France A. a reçu le 2 novembre au soir, une bien mauvaise nouvelle. Alors qu'elle était en vacances avec ses fils, un voisin l'a appelée pour la prévenir que des squatters venaient de s'introduire dans la maison familiale, 40 rue Béteille.

Aussitôt elle rentre à Toulouse et prévient la police. «Le 3 novembre, sur place, impossible de rentrer dans notre maison, un cadenas empêchait l'accès à la propriété, et la police n'a rien pu faire car les occupants ont apporté la preuve qu'ils étaient dans les lieux depuis plus de 48 heures avec une photo.» L'image montrait un homme allongé sur un lit. «C'était le lit de mon père, dans lequel je l'ai trouvé…». Choquée, Marie-France expose sa douleur aux squatters, confidence qui se retournera contre elle…

La succession n'était même pas encore réglée, tout juste 4 mois après le décès de son père, et Mme Astrugue commençait à projeter les travaux de réhabilitation nécessaires pour mettre le logement en location, lorsqu'elle s'est retrouvée squattée, comme plusieurs propriétaires du quartier, ces derniers mois.

Épaulée par ses fils, elle engage avec un avocat une procédure d'urgence. «ça a été très rapide. Le procès devant le tribunal d'instance a eu lieu le 16 novembre et la juge a rendu sa décision 15 jours après : expulsion !»

Les noms de deux des membres du Créa étant affichés sur la porte de la maison squattée, ce sont eux qui ont été assignés en justice et ont écopé d'une condamnation de 500 euros.

Le 20 décembre, Marie-France est finalement soulagée puisque le tribunal ordonne le départ des squatters. Mais lorsqu'enfin elle récupère sa maison, c'est un nouveau choc. «La maison était dégueulasse ! J'ai retrouvé les vêtements de mon père sur la terrasse au milieu d'une montagne d'ordures.» Mais le pire pour l'héritière, c'est encore le tag qu'elle trouve sur le mur de la salle à manger : «On a mis un mort à la rue»…

«Nous avons souhaité témoigner, précise le fils aîné de Marie-France, dans l'espoir que les membres du Créa réalisent la gravité de ces faits et leur effet contre productif en matière de sensibilisation à la cause du droit au logement.»

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