Molex ou l'histoire sans fin des patrons voyous. Cela aurait pu être le titre de ce sujet montrant une nouvelle fois combien les explications du groupe américain pour justifier son départ de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont aujourd'hui encore du mal à tenir.
En témoigne cette étonnante parution dans un site d'informations allemand, ZackraDE, rapportée par Alexandra Oeser, une enseignante qui a traduit l'article : on y découvre que la fin de l'entreprise de connectique villemurienne n'a pas été synonyme de galère pour tout le monde. L'article évoque l'agrandissement de locaux Molex à Ettlingen (Allemagne), où la société a repris des salariés allemands licenciés auparavant. Et, surprise, au cours d'une cérémonie inaugurale, parmi les dirigeants, apparaît la figure... de Phillipe Fort, ancien directeur de l'usine de Villemur-sur-Tarn qui, après avoir été remercié, a donc eu moins de mal à retrouver un emploi que les 279 «blouses bleues» licenciées en Haute-Garonne. À Ettlingen, son patron lui remet même un joli bouquet de fleurs avant la cérémonie inaugurale qui a été suivie d'une grande fête avec le personnel.
L'article explique notamment qu'une nouvelle plateforme de stockage réalisée dans le cadre «d'une restructuration mondiale» était «rendue nécessaire par les attentes de croissance». Il stipule également que désormais, «il y a plus de place pour les transports et le stock de produits de connectique» ! Stupéfiant. Molex, qui a toujours mis en avant «une entreprise qui n'était plus viable» et des «problèmes financiers» pour fermer le site de Villemur, imaginait donc au même moment la fermeture d'une unité allemande et... son développement !
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